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C’est le livre d’Alan
Watts "Bienheureuse insécurité" qui a inspiré
le titre de ce livre. IL y a deux logiques différentes
aujourd’hui : la logique des couples qui considèrent que
vaille que vaille ils doivent se discipliner pour rester fidèles
et exclusifs avec un partenaire unique et la logique des couples qui considèrent
que leur objectif est d’ouvrir leur couple sans porter atteinte
à leur engagement l’un vers l’autre. La question qui
se pose alors est : que devient la tierce personne? Fait-elle partie elle-même
d’un couple ou vit-elle un célibat accepté ou contraint?
Il évoque l’infidélité comme un facteur de liberté individuelle et propose de sortir la fidélité et l’infidélité d’une morale dualiste. Les termes de polyfidélité et polyamour apportent une ouverture. Mais c’est le terme de fidélité à soi-même qui sera décisif dans cette compréhension nouvelles des relations homme /femme. La fidélité du couple doit-elle continuer d’être bâtie sur l’exclusivité sexuelle ? Les questions sont pertinentes, les idées sont fortes , les formules incisives, le ton nouveau.
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LA PRISE EN CHARGE DE SON CORPS Il nous appartient de contrôler les processus de dégénérescence et de les retourner dans le sens du renouvellement. L'esprit a un pouvoir sur la matière et la prise en charge de son corps est l'application directe. Cette prise en charge n'est pas une mesure d'exception, mais un comportement quotidien, une vigilance toujours en alerte. Si le système biologique a des fonctionnements automatiques, il n'en reste pas moins sous l'influence d'une partie plus volontaire. Il est possible d envoyer à différentes parties de son corps des ondes bénéfiques, notamment dans les endroits qui se révèlent plus faibles. Mais c'est surtout une attitude d'esprit à acquérir. Vous qui lisez ces lignes, soyez très attentifs, car c'est là que se trouve la clef d'une prévention efficace. Tout se passe comme s'il était en notre pouvoir de nous programmer pour le meilleur de notre fonctionnement. On ne parvient évidemment pas à ce niveau de conscience en un jour. Il est important de comprendre et d'intégrer le fait que nous disposons intérieurement, intimement de ce pouvoir d'autorégulation. Évidemment, beaucoup de facteurs nous échappent pendant longtemps, mais ce voyage au coeur de son corps fait partie d'une maîtrise. Certains d'entre vous ne comprendront pas du tout, mais d'autres auront un déclic et amorceront lentement un travail de conquête de leur biologique. C'est à l'intérieur que ça se passe. Et les comportements extérieurs en sont progressivement modifiés. Quand on est responsable de son territoire, on s'efforce de le gérer intelligemment, de le faire fructifier, il en est de même pour son corps. Au lieu de s'adonner à la cigarette ininterrompue, on préfère s'offrir des bols d'air aussi souvent que possible en respirant quelques instants à la fenêtre ou en faisant une promenade. Au lieu de se précipiter sur des nourritures grasses, on se choisit des aliments de qualité et si possible on se donne le temps de manger tranquillement. Quand le travail n'est pas une fuite, on ne se tue pas au travail. On fait des haltes pour récupérer les périodes d'efforts. On ne se prive pas de sommeil plusieurs soirs de suite, on ne passe pas tous ses loisirs devant la télé, on ne s'abrutit pas d'alcools, etc. Autrement dit, on ne vit plus en complicité constante avec des plans d'abrutissement et de destruction. La notion de prise en charge de soi-même est fondamentale. Vous connaissez tous ces gens disent " moi, je ne pense qu'à aider les autres ", vous pouvez aussi traduire "je ne pense qu'à me fuir moi-même ", je ne supporte pas ma propre compagnie, je refuse de m'occuper de moi-même. Après des années d'erreurs et d'abus systématiques, la plupart des gens se retrouvent avec un corps affaibli, alourdi, un foie gonflé, des intestins paresseux, une mauvaise graisse. Ils décident un beau jour qu'ils vont faire quelque chose, qu'ils vont repartir dans le bon sens. Ce n'est évidemment pas si simple. Il faut aussi décider en soi la partie qui n'a pas envie de changer, pas envie de faire d'efforts. On regarde de tous côtés, on cherche à s'informer, on achète des livres, on se tourne vers des médecins. On parle avec les uns et les autres. C'est une phase difficile et décisive: on rencontre ou non les éléments qui vont être le moteur d'une transformation progressive. Il y a beaucoup de choses à apprendre et surtout à assimiler. Il faut commencer par un aspect. Il n'est pas facile de se familiariser seul avec de nouveaux types de comportements. Un ami compétent se révèle souvent un guide sûr, ou bien encore un médecin devient un ami. La première réforme importante passe souvent par la nourriture. Il y a beaucoup de choses à dire au sujet de l'alimentation et un chapitre spécial lui est consacré mais d'ores et déjà, on peut souligner la coloration passionnelle de cette question. Les calories ou les vitamines en sont l'aspect le plus extérieur. La nourriture a une valeur affective, elle nous réconforte physiquement et psychiquement. Elle est liée à des impressions d'enfance, elle nous enchaîne à des habitudes, des réponses toutes faites; nous lui demandons de remplir notre vide psychique et nous devenons boulimiques, nous la refusons au contraire parce que nous refusons la vie et c'est l'anorexie. Entre ces deux extrêmes se situent toutes sortes de nuances de comportement. Les névroses que les mères entretiennent sur la nourriture se reportent, immanquablement, sur leurs enfants. Pour se prendre en charge au niveau de la nourriture, il faut donc progressivement se dégager de ses attaches et de ses habitudes. C'est une période difficile parce qu'on y manque de sécurité, on accepte de voyager en terrain inconnu, on met en jeu son équilibre biologique, affectif et psychique, on touche à un aspect racine de son personnage. Réfléchissez longuement au rôle de sécurisation que joue la nourriture. Surprenez-vous avec la friandise de réconfort, le- gâteau avalé à la hâte au coin d'une rue; mesurez l'importance que vous attachez à chaque repas. Êtes-vous capable de sauter un repas? Êtes-vous le maître de ce que vous mangez ou êtes-vous dominé par les besoins et les désirs du ventre? Êtes-vous de ceux pour qui les repas à heure fixe sont une nécessité absolue? Le repas est-il pour vous associé à une compagnie, est-il un acte social? Vous devez parvenir a un bilan précis, honnête, détaillé mais pas trop, de manière à reconsidérer l'ensemble de cette question. Tant que vous resterez en dessous de votre rapport à la nourriture, tant que vous aurez 'un comportement aveugle et névrosé, vous ne pourrez pas espérer vous prendre en charge. Vous n'aurez aucun contrôle sur vos entrées et sorties, donc sur votre équilibre. Vous serez ballottés entre des excès de toutes sortes et vous vous sentirez mal à l'aise. L'aliment demande à être compris, respecté, non dénaturé par les manipulations. Cette compréhension intime appartient déjà à une sagesse. Et Naturel et Simplicité en sont les règles.
Plus de Sécurité sociale, mais une sécurité individuelle de quoi faire rêver ceux qui s'arrachent les cheveux devant les déficits toujours grandissants des budgets de santé. Pour un pratiquant des méthodes d'hygiène naturelle, l'histoire est énorme. Tant de maladies, tant de médicaments, tant de médecins, tant de lieux de soins, une énergie considérable à le dépenser pour réparer les effets d'une erreur généralisée qui se nomme mauvaise alimentation, mauvaise hygiène de vie en général, mauvais rapport au corps. A l'heure actuelle, le problème est tel que les gouvernements des pays riches commencent à s'alarmer. A quand un ministère de la Table? Ce ne sont pas des raisons de sagesse et d'humanité qui déclenchent cette alarme. Non, il s'agit d'argent, toujours d'argent, et la maladie pose un problème financier. Aux États-Unis, et en Suède, les gouvernements ont déclenché des campagnes contre les sucres et les graisses, dénoncés comme les ennemis majeurs de la santé. Consommez moins de sucre, qu'il soit blanc ou brun. Faites attention au sucre caché dans les Coca-Cola, ketchup et autres! Le sucre est un produit additif, plus on en mange, plus on a envie d'en manger, faites attention, soyez vigilants, contrôlez vos envies de sucre! Le sucre fait grossir, le sucre rend nerveux, etc. Supprimez les graisses de votre alimentation! vous mangez trop riche! vous vous encrassez! Par une campagne de propagande anti-sucre, anti-graisse, on essaye d'enrayer les dégâts. Nul doute que ces diktats déguisés ne sévissent bientôt en Europe pour aider une population gâtée à retrouver le sens de la mesure. Déjà, on s'efforce de développer les services de prévention, de manière à détecter ceux qui ont particulièrement intérêt, vu la faiblesse de certains de leurs organes, à faire attention à leur alimentation. Pour d'autres, le problème serait apparemment moins urgent. Nous connaissons tous de ces gens qui affirment n'avoir ni foie, ni estomac, qui mangent beaucoup sans avoir ' l'air incommodés. Cependant, à y regarder de plus près, il y a toujours une raison à cet équilibre, si tant est qu'il se maintienne: on peut manger beaucoup si on se dépense beaucoup, on peut manger beaucoup à certains repas et devenir spontanément très sobre à d'autres, quitte à sauter des repas. Certains êtres ont ainsi une régulation naturelle qui explique leur aptitude à des débordements. lis ont intuitivement découvert ce secret premier : être à soi-même son propre médecin. Positivement tout est possible et rien n'est formellement interdit à partir du moment o ù l'on est capable de connaître ses propres limites. Cette connaissance de soi à un niveau biologique a comme toute connaissance deux aspects qui ne vont pas l'un sans l'autre : intuitif et rationnel.
Voyons d'abord les bonnes alliances : Fruits doux + lait (de préférence
caillé)
Pas d'acide avec l'amidon: pas de salade
de riz au citron parce que l'acide détruit la ptyoline de la salive
qui, elle, digère l'amidon. TABLEAU RÉCAPITULATIF
QUELQUES TRUCS POUR SE RELAXER Quand on est resté trop longtemps assis sans bouger. 1. Debout, levez un peu plus haut les
bras chaque fois que vous inspirez, en mimant le pneu qu'on gonfle. A
l'expiration, restez immobile. Au bout de cinq respirations, vous êtes
gonflé à bloc, le pneu se dégonfle brusquement et
vous lâchez tout sur une profonde expiration. (Vous pouvez rire,
le rire est aussi une détente.) Quand on a écrit trop longtemps (pour reposer les yeux). Tournez les yeux de gauche à droite et de droite à gauche, dix fois doucement sans bouger la tête. Même chose de bas en haut et de haut en bas doucement, en regardant ce que le regard parcourt. Faites tourner les yeux dans un sens puis dans l'autre. Mettez les paumes sur les yeux et restez quelques instants à reposer les yeux ouverts ou fermés dans le noir comme dans une chambre tranquille lorsqu'on a tiré les doubles rideaux:- Pour reposer les mains crispées Par la plume. 1. Fermez les poings et tournez les poignets
cinq fois dans un sens, cinq fois dans l'autre. Puis ouvrez les mains
et faites grimper les doigts les uns sur les autres. Pour reposer le mental. Vous émettez les sons des voyelles en plaçant la main sur les différentes parties du corps concernées pour percevoir la vibration au niveau du ventre, de la poitrine, de la tête.
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"Etre de bonne compagnie avec soi-même commence par le fait d'être de bonne compagnie avec son corps" [14] "Tout le monde se prend trop au sérieux dans ce qu'il fait au lieu de se prendre au sérieux dans ce qu'il est" [26] "Soyez de ceux qui s'aiment eux-mêmes. Votre corps a besoin d'amour et de soins." [39] "L'intellect continue d'alimenter une illusion de libération dans la consommation d'alcool et de tabac et un romantisme de la destruction. Le fait d'aimer les choses saines reste aujourd'hui encore suspecté de frilosité, de morosité. C'est méconnaître le plaisir et la liberté de vivre en amitié avec son corps et de trouver son intensité ailleurs que dans une souffrance constante avec l'une ou l'autre partie de son corps." [180] "Ne jamais oublier qu'un corps sain, sensible et calme rend le mental harmonieux, détendu, silencieux, de façon à libérer l'esprit." [187] "La plupart des gens attachent trop d'importance à la nourriture, y consacrent trop de temps, trop d'argent. Ou plutôt cette importance est mal placée, elle signe névrose, pléthore, excès. Alors qu'elle devrait signifier qualité, modération, exactitude. entre le moins de la carence et le plus de la pléthore, le juste milieu de la bonne santé. Car il faut le répéter, la santé se construit sur l'alimentation, et les maladies sont la conséquence d'une alimentation mal comprise , dans un mode de vie lui aussi erroné." [226] "Lorsque vous commencez à faire
l'ordre et la propreté dans votre corps, dans votre environnement,
vous faites partie d'un effort plus vaste et plus général
qui tend à faire triompher le meilleur et reculer le pire. Prenez
conscience de la signification de votre effort individuel, de la valeur
de votre témoignage, de votre exemple." [235]
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